Chaud le vin, chaud !

Un bon vin chaud au cœur de l’hiver c’est un pur moment de bonheur ! Sur les marchés de Noël, lors des fêtes populaires, comme la fête des Lumières à Lyon, dans les bars des stations de ski, le vin chaud est omniprésent.

Mais d’où vient cette tradition ? Depuis quand se régale t on de ce délicieux breuvage ?

Wikipédia nous apprend que le premier vin épicé fut  élaboré à l’époque de l’Empire romain.Du miel était mis à bouillir dans du vin, puis y étaient rajoutées des épices : poivre, mastic, nard, laurier, safran, ainsi que des noyaux de dattes torréfiés et des dattes trempées préalablement dans du vin.Le tout était ensuite dilué dans du vin de qualité afin que le mélange soit doux.

Au XIIe siècle, un vin épicé appelé « pimen ou piment » est cité par Chrétien de Troyes.Au XIIIe siècle, la ville de Montpellier est réputée pour faire le commerce de vins épicés.  Sa fabrication était possible grâce au port de Lattes qui recevait les épices venues d’Orient. Sa renommée fut telle que Henri III d’Angleterre s’en fournissait pour sa table.  Ce vin avait pour nom garhiofilatum, un mot du latin médiéval désignant le clou de girofle, épice reine des vins épicés. En Suède, s’installa une tradition du vin chaud quand le roi Gustav Vasa, grand amateur se le fit préparer avec un vin du Rhin, du sucre, du miel et des épices (cannelle, gingembre, cardamome et clous de girofle).Dès les années 1890, la tradition du vin chaud s’amplifia lors de la période de Noël. Chaque marchand de vin proposait sa propre version qu’il vendait dans des bouteilles aux étiquettes ludiques.

Outre la Suède et les pays scandinaves, le vin chaud est particulièrement apprécié dans les pays germaniques sous le nom de Glühwein, surtout pendant les marchés de Noël, typiques en Allemagne, en Alsace, en Autriche, en Suisse comme en Belgique et aux Pays-Bas ou même en Pologne, au Luxembourg, en République tchèque et en Roumanie. Le mot dérive de l’allemand glühen, recuire, et de wein, vin (ne pas le confondre avec le vin cuit). En France, il était appelé autrefois vin à la française, c’était un vin chaud et sucré aromatisé avec de la cannelle qui se servait dans toutes les auberges à la fin du XIXe siècle. Depuis les Alpes, le vin chaud s’est répandu aussi en Italie, où il est connu sous le curieux nom français de vin brûlé.

En tout cas c’est un vrai régal, légèrement différent, il est vrai, d’un établissement à l’autre.

Celui servi à la Pointe Noire, place de l’Ambiance aux Carroz, est délicieux. Il nous fait voir la vie en rose !  ( à consommer avec modération, bien entendu ! )

 

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